Quel partenaire pour construire notre maison : architecte ou constructeur ?

Quel partenaire pour construire notre maison : architecte ou constructeur ?

L’acquisition du terrain au Hameau de Saint Marc à Jouy-en-Josas étant actée, nous initions les recherches pour identifier les constructeurs de maisons individuelles, situés en Ile de France, qui en plus de développer des modes de constructions respectueux de l’environnement, offrent les avantages du contrat CCMI (contrat de construction maison individuelle).  La norme CCMI présente en effet de solides avantages tant en termes de délais que de respect des couts.  La construction à ossature bois apparait rapidement offrir un bon compromis pour des maisons économes et durables. L’offre étant visiblement limitée en Ile de France, nous choisissons d’élargir nos recherches à l’ouest de la France en espérant pouvoir bénéficier d’estimations plus raisonnables. Ce mode constructif étant souvent annoncé comme plus onéreux, nous nous attachons à rechercher des constructeurs qui disposent de process de production industriel. Deux constructeurs se détachent : Maison Booa (www.booa.fr) et Arteck (www.arteck-France.fr). Nous engageons les premiers échanges, les références et expériences sont dans les deux cas solides. Le professionnalisme d’Artek nous impressionne favorablement.

Le terrain site de la future construction
Le terrain, site de la future construction !

Après ces premiers contacts, nous abordons les deux autres contraintes fortes de notre projet : une emprise au sol constructible limitée à 100 m² et un cout de construction d’environ 2000 € HT le m². Ce budget prévisionnel peut sembler limité en Ile de France compte tenu de nos attentes en termes de luminosité, volume et de fonctionnalité.

Coté règlementaire, l’emprise au sol limitée à 100 m2 impose que toutes les surfaces fondées soient comptabilisées y compris les annexes. Coté piscine, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Jouy-en-Josas précise que les piscines ne sont pas comprises dans l’emprise jusqu’à 12 m². L’assiette constructible est limitée à environ 15% de la surface totale du terrain du fait de l’inconstructibilité au-delà des 50m établissant la limite de la lisière forestière. Cette distance permet de ménager un espace « tampon » protégeant la diversité biologique de la flore et de la faune indigène. C’est d’autant plus important que le boisement qui jouxte notre terrain est classé en Espace Naturel Sensible (ENS). Compte tenu de l’emprise au sol limitée, la mise en œuvre d’un sous-sol est une solution évidente mais s’avère finalement compliquée. Il sera nécessaire de décaisser et évacuer un volume de terre important ce qui, en plus d’être à priori très couteux est contradictoire avec notre souhait de limiter notre empreinte environnementale

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Le projet initial illustrant en vert de la limite constructible

Autrement en parallèle, nous échangeons avec quelques architectes sans que ces rencontres furent concluantes à l’instant, mais au stade de notre réflexion nous restions ouverts à l’éventualité d’une conception architecturale. Les conseils informels d’autres experts consultés, nous amèneront à considérer les contraintes réglementaires comme opportunes pour concrétiser notre projet tout en conciliant à la fois, le volet environnemental pour « habiter en nature » avec nos attentes esthétiques et fonctionnelles et aussi nos contraintes budgétaires. Cela apparaît possible, si tant est que nous puissions rassembler les compétences requises car elles existent très certainement…

Bien que nous soyons conscients que cette aspiration dépasse le cadre habituel de la « maisons standardisée », nous aspirions à une démarche inventive et globale (habitation & ses espaces extérieurs) qui prendra en compte les directives de la transition écologique et solidaire au regard des effets du changement climatique et de son impact sur le territoire, et plus particulièrement la préservation des milieux naturels. Même si cela s’impose à nous comme une évidence, notre démarche suscite déjà de nombreuses interrogations et des échanges intenses qui confortent notre détermination vertueuse et citoyenne.

vue aérienne terrain 1
Un site naturel rare en Ile de France

Enfin après tant d’interrogation, d’hésitations et de réserves, vînt le moment d’une rencontre décisive et pleine d’espoir. L’Architecte ! Celui qui a « de la bouteille » à ses propre dire, fort d’une longue expérience conceptuelle et constructive, éprouvée par de nombreux projets publics et privés, et dont la posture et l’engament professionnel consolide notre sentiment de confiance tant dans le dialogue entretenu pour réaliser un projet prospectif et économe (à tout point de vue), que dans la qualité des relations que nous pourrons partager. Nous nous sentons entendus et compris. Nos aspirations se prolongent plus loin encore, car si nous souhaitons vivre à Saint-Marc en respectant un cadre exceptionnel qui à notre sens a pris toute sa mesure en écoutant le Paysagiste que nous avons mandaté dès la première heure, nous avons aujourd’hui acquis l’assurance qu’il possible d’apporter une réponse cohérente et pertinente à l’ambition que nous portons.

Donc acte, ce projet va être pensé, dessiné, inventé à quatre têtes et le double de mains !… Ce qui procure un grand plaisir, même si nous comprenons qu’il adviendra des inquiétudes, des difficultés, des choix duels entre acceptation ou renoncement…

Dés-lors nous sommes transportés par un projet qui finalement semble nous dépasser, mais c’est bien-sûr de très bonne augure !…

A suivre et à partager, encore, toujours de l’avant vers une expérience innovante.

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2 commentaires

franceline BOFFIN Publié le8:47 am - mars 14, 2021

Quel projet magnifique !
Bravo pour votre réflexion et votre engagement.
J’ai hâte de voir ce rêve un peu fou devenir une réalité belle & responsable.
Tous mes voeux de réussite !

    Yohann Publié le8:21 pm - mars 16, 2021

    Merci pour les encouragements en attendant le plaisir de partager sur site !

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